Sc. fryeri 2/2

Sciaenochromis fryeri

les femelles
1° partie : les mâles


femelle


C'est l'histoire bien connue qui commence toujours à deux et peut finir à ...60 (ou plus)

  
La femelle Sciaenochromis fryeri possède des ocelles, alors que la mâle n'en a pas.
Deux jours avant le frai, l'orifice de ponte de la femelle gravide ressort. Chez cette femelle, l' orifice est particulièrement évident.

  
le jour de ponte (orifice de ponte encore sorti)


En début d'incubation la bouche est pleine. Au fur et à mesure que les alevins se développent, ils prennent plus de place que les oeufs tassés les uns sur les autres. On voit ainsi la gorge de la femelle devenir de plus en plus grosse jusqu'à ce qu'elle les lâche.

  
En fin d'incubation la bouche est particulièrement enflée, d'autant que cette femelle incubait 60 alevins (photo du bas)

VIDEO d'un banc d'alevins

La fryeri qui ne voulait pas pondre
A Vichy 1999 j'avais acquis un très beau Sciaenochromis fryeri . D'un bleu lumineux, c'était un plaisir à voir. Quelques mois plus tard, j'acquis également une femelle avec l'espoir de voir le couple se reproduire. C'était d'ailleurs une excellente mère, ayant eu plusieurs pontes et qui gardait les oeufs en bouche même si on essayer de la capturer. Il arrive souvent que les femelles, dans de telles conditions, lâchent leur progéniture pour éviter qu'ils ne se fassent prendre. Au fil des semaines et des mois je m'aperçus que ce couple vivait dans l'indifférence l'un de l'autre. Intrigué, je demandais conseil à Robert MARCEL qui m'appris que pour les Sciaenochromis fryeri aussi bien que pour les Aulonocaras, les reproductions étaient facilitées si les poissons vivaient en bande. Difficile de trouver d'autres Sciaenochromis fryeri. Au congrès de Vichy 2000 il y avait beaucoup de Sciaenochromis fryeri , mais aucun n'avait la flamme blanche caractéristique. C'est à la bourse de Castelnaudary deux mois plus tard que j'en ai trouvé, sub adultes, vendus par Vincent Soliveres, une garantie de qualité. Cinq mois plus tard, toujours rien, jusqu'au jour où après un changement d'eau, une femelle Labidochromis caeruleus s'est mise à incuber. Le lendemain c'était au tour d'une femelle Aulonocara hansbaenshi et le surlendemain une des jeunes Sciaenochromis fryeri . Deux jours plus tard c'était enfin madame fryeri qui se décidait à pondre.
Pas facile dans un 1000 litres d'attraper une femelle en incubation. La plus jeune Sciaenochromis fryeri se laissa prendre avec une grande épuisette facilement: incubant pour la première fois, elle n'avait pas encore compris qu'elle ne pouvait pas s'alimenter. Elle se précipita donc sur la nourriture et fut capturée rapidement. Celle qui avait plus d'expérience se sauvait dès qu'elle apercevait l'épuisette. Par chance, elle eût le bon goût de passer ses journées près de la vitre frontale sur un endroit un peu dégagé. Un matin, alors qu'il faisait encore noir dans la maison, j'ai allumé l'aquarium et en quelques minutes les poissons sont sortis de leur léthargie. Comme d'autres, madame fryeri s'est avancée lentement pour se placer à son endroit favori. Encore à moitié endormie, ce fut un jeu d'enfant pour la capturer. Isolée le reste de l'incubation dans un bac à part, elle a donné naissance à 33 alevins.

   
L'oeuf mesure 2 mm*3,8mm

1° partie : les mâles

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